( 24 octobre, 2010 )

Chapitre -1-

-1-

Je suis au jardin public assise sur un banc. Un bouquin et mon lecteur mp3 dans les oreilles, où tourne en boucle l’un s’en va et l’autre reste de charlotte Gainsbourg. Dix fois que je lis le même chapitre sans rien n’y comprendre… Y’a des jours comme çà.Je me résigne à fermer mon livre et je balaye du regard le monde qui m’entoure.

Un jeune papa et son petit garçon donne à manger aux canards. Des amoureux se bécotent tranquillement… L’air est bon en ce milieu d’automne, un petit soleil me chauffe le dos. Je suis bien.

Une jeune femme s’assoit sur le banc juste en face du mien. Je suis comme magnétisée. Elle est brune aux cheveux court, des yeux dont je n’arrive pas à définir la couleur si ce n’est qu’ils sont plutôt clairs. Elle porte un jean taille basse qui lui colle parfaitement à la peau, une chemise entrouverte laisse apparaitre un pendentif de créateur.

Elle regarde son portable, les jambes croisées, son pied se balance dans une cadence régulière. Bip bip, oui allo ? Une voix grave et posée. Je stop charlotte. Je suis hypnotisée.

Elle raccroche, et j’accroche son regard. Une chaleur envahis mon corps. Pulsion soudaine. Elle me sourit, je lui renvoi. Les minutes s’écoulent, chassé croisé de regards, de sourire, je me pose mille questions et je n’ai qu’une envie allez m’assoir à coté d’elle !

Elle se lève… Non, non reste ! elle se dirige vers moi, mon cœur bat tres trop fort, mon cerveau ne contrôle plus rien au secours.

- La place est libre ?

- Pardon ?

- Je peux m’assoir ?

- Oui oui bien sur…

Elle s’assoit

-Je m’appelle Sarah

Elle m’aurai dit Georgette ca m’aurai fait le même effet… Louanne ressaisit toi bordel ! de la petite veste noire ce dégage Armani code… Je n’en peux plus…

- Et toi ?

- Lou, je m’appelle Lou

- Très charmant comme prénom c’est ton vrai prénom?

- Oui (nan mais n’importe quoi pourquoi je lui ai dit oui ?)

- Et bien enchanté Lou!

Mes yeux s’arrêtent sur ses mains, fines et ongles rongés.

- Tu te ronge les ongles toi aussi ? (de mieux en mieux juste envie de me foutre des baffes à dire des conneries pareilles)

- Oui… Je n’ai jamais réussi à les garder long et quand je suis stressée c’est pire !

- Tu es stressée en ce moment alors

- Plutôt j’ai mon vernissage ce soir.

- Tu peins ?

Elle se met à rire, un rire fort et rayonnant

- Oui tu es perspicace!

- Excuse… Je suis … enfin tu me trouble beaucoup

- Moi ? Mais pourquoi donc ?

- Je ne sais pas… enfin si je sais…Tu me plais

- Ah bé au moins c’est direct

- Désolé

- Arrête d’être désolé, c’est rare de nos jours les gens comme toi !

- Si tu le dis !

- Et puis çà tombe bien…

Comme une biche prise dans les phares d’une voiture mon cœur s’arrête de battre je me fige, elle vient de poser sa main sur ma cuisse… Ses yeux gris me transpercent, une envie de poser mes lèvres sur les siennes… Je me laisse aller je m’approche, elle ne fui pas. On s’embrasse, baiser doux, puis nos langues se mélange, tourne, s’apprivoise. Un chien vient perturber notre intimité.

- Et bien le chien qu’est ce qu’il t’arrive tu as perdu ton maitre ?

Elle se lève jette un regard et hèle un homme :

- Monsieur je crois que cette petite boule de poil vous appartient..

Le monsieur en question s’approche

-Merci il s’est enfui lorsque j’ai voulu lui mettre sa laisse.

Dégage, dégage, laisse là moi, je la veux pour moi toute seule ! Je me découvre tout à coup égoïste.

Sarah se retourne vers moi, me tend la main et me dis juste: viens, suis moi.

Elle m’entraine vers la place des quinconces puis nous atterrissons sur les quais. Ballade silencieuse près de l’eau, des jeunes femmes en roller nous dépasse a une vitesse incroyable Sarah sursaute.

J’en profite pour la prendre dans mes bras et je la plaque contre la balustrade. Ma main droite parcourant son dos, la gauche tenant sa nuque. Un brutal baiser qui en dit long sur mes envies…

Elle s’écarte et me dis patience… Le voyage continue.

Plus les heures passent, plus j’ai envie d’elle, plus je mets mon cerveau en berne. Quartier des Chartrons, Sarah ouvre une petite porte en bois. Devant moi un monde magique, un véritable jardin d’éden…

-Mais où sommes-nous ?

-Dans mon atelier, enfin plus précisément dans le jardin de mon atelier.

-Tu me fais marcher…

-Libre à toi de le penser…

A son tour elle m’enlace, je me sens bien, mon bas ventre se tord et réclame sa pitance. Je ne résiste pas longtemps.

Ma langue explore sa nuque, je mordille son lobe, descend lentement vers son corsage. D’une main habile elle m’enlève un à un mes boutons de chemise, laissant ma poitrine en offrande. Ses mains explorent mes seins lorsque la mienne se glisse dans son jean.

Je frôle le jardin du plaisir de ma belle, humide et chaud, plaisir saphique qui me galvanise, elle en redemande un soupir, un râle mes doigts jouent à cache-cache avec son bouton, deuxième soupir… Je glisse un doigt puis deux dans son alcôve. Elle s’accroche à mon cou, vas et viens du bassin. Jouissance. A Son tour sa main caresse et pénètre l’intime triangle, j’avais perdu la vue je la retrouve, plaisir intense, envie de crier cette jouissance, je me retiens, encore… ses lèvres et sa langue experte m’emporte dans un autre monde. La sève monte pour sortir comme un feu d’artifice… Atteindre l’orgasme. Corps contre corps, repus et satisfaits.

Dans la petite véranda nous nous endormons… Je me réveil, je suis seule… Je regarde ma montre… 23h30.

Je me rhabille, regarde autour de moi, des tableaux, des livres, de la peinture… Un chevalet, une enveloppe : pour Lou…

J’ouvre un mot, un seul : Merci…

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